Julien dans le Top 10 de la WIC à Rennes

Publié le par Vincent Esnault

Il en avait parlé l'année dernière, d'atteindre le Top 10 dans une World Inline Cup. Certes, ça n'avait pas été possible en 2007 à cause de la pluie (et d'une chute qui le stoppa net), mais ce n'était que partie remise. Cette année, Julien Levrard a donc rempli l'un de ses contrats, puisqu'il a terminé à la neuvième place de la WIC de Rennes sur Roulettes. Et c'est une place qu'il est allé chercher avec les jambes !

Une WIC à Rennes, c'est toujours une course un peu spéciale. Déjà, la distance habituelle est rallongée de dix kilomètres (51,3 km en tout). Ensuite, généralement, il pleut, ce qui rend la course plus difficile encore. D'autant plus difficile que le circuit est truffé de pièges (plaques d'égoût, virages à droite et à gauche, pavés façon Paris-Roubaix). Bref, Rennes sur Roulettes est vraiment une course pour les patineurs qui ont des jambes.

Et ce dimanche, Julien Levrard en avait. Dès les premiers kilomètres, il était déjà placé en tête et il sautait sur tout ce qui bougeait, ou presque ! Plusieurs fois, il aurait pu s'échapper avec un groupe, mais le peloton veillait au grain. A quatre tours de l'arrivée, Matthieu Boher (RPM Poli) parvenait à s'enfuir seul. On l'avait presque oublié, mais un groupe parti à sa chasse, avec notamment Vincent Esnault dedans. Ce groupe se fit reprendre, mais le paquet flotta quelques instants avant de réintégrer les fuyards : c'est dans ce laps de temps que Julien réaccéléra, avec quatre autres patineurs. Voyant que le coup était peut-être le bon, Yann Guyader (Alessi Powerslide), Diego Rosero (Rollerblade MPC) et quelques autres se lancèrent à la chasse.

Un groupe de douze hommes se forma à l'avant, alors que derrière, leurs coéquipiers coupaient les relances du peloton. A trois tours de l'arrivée, les échappés avaient une vingtaine de secondes d'avance. Juste assez pour envisager la victoire finale, mais pas encore pour pouvoir relâcher les efforts.

Heureusement, le peloton ne fut pas réorganisé à temps... Pour autant, les échappés se firent surprendre au kilomètre par Rosero, qui parti seul et qui résista comme il faut : le Colombien franchit la ligne d'arrivée en 1h19'53, pour la victoire. Quant à Julien, il finissait neuvième, à quatre secondes, avec quelques regrets de n'avoir pas poussé jusqu'au bout son effort. Alors, s'il en parle avant l'année prochaine, de finir sur le podium d'une WIC, on saura que c'est pour briser le signe indien de Rennes !


                                     Julien à l'assaut de la neuvième place
                                             (photo de François et Marie)
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Publié dans Reportages

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