Indoor toutes les nuits

Publié le par Vincent Esnault

 J’en ai rêvé toutes les nuits, et surtout celles de cet hiver : fallait-il ou non se présenter aux championnats de France indoor ? La question à peine posée, il fallait aussi en discuter, peser les pour, peser les contre, englober les tenants et les aboutissants…

 

Ces interrogations en ont turlupiné plus d’un, c’est un fait. De nouvelles épreuves, de nouveaux maillots. Un saut vers l’inconnu, et qui plus est patins aux pieds, c’est toujours plus difficile à lester… Je veux dire, à tester ! Avec, au bout du saut, une décision lourde de conséquences : ne pas y aller, dans ces salles, même pour d’obscures raisons, est-ce se mettre des bâtons, euh pardon, des brindilles, dans les roulettes ? Car enfin, les courses indoor sont peut-être, voire certainement, une bonne préparation pour la saison des courses sur piste, ou encore sur circuit routier !

 

D’un autre côté, certains patineurs ont pu se dire que le virage semblait serré, au sens propre comme au sens figuré ! Rechausser en compétition dès janvier, amputer sa préparation et rallonger son année de deux bons mois : difficile de bâchoter de décembre à octobre quand à côté il faut assurer pour ses études ou son métier. Difficile de placer des courses sur son calendrier le premier semestre à peine achevé, au risque de laisser passer toute une année de diplômé ! Ceux-là ont alors vite bâché !

 

Et qui pour les inaugurer, ces courses indoor ? Seulement les « jeunes » ? A priori, ça tombe sous le sens : de petites salles pour petits gabarits… Ils sont rapides, pleins d’énergie, sans gravité - sauf pour leur centre qui leur permet de passer au mieux toutes les courbes. Mais les « vieux » aussi furent conviés, enfin les Seniors comme ils disent : aucun problème d’égalité… Juste de santé pour quelques uns, qui ont battu retraite avant la bataille, qui se sont fait porter pâle pour mieux passer !

 

Quant à moi – histoire de prendre mes responsabilités – j’ai oublié de m’y inscrire, aux courses en salle. C’est comme mes rêves : toutes les nuits, indoor… Enfin je veux dire que je dors. Et au matin, mes songes se sont envolés, je n’en ai plus aucun souvenir ! Et c’est comme ça toutes les années, entre décembre et février… Dès lors, comment voulez-vous que je puisse tenir mes engagements en cette saison d’hibernation ? Le seul remède à mon amnésie serait de déplacer l’indoor un peu plus tard, après l’hiver : mais là, j’ai certainement tendance à prendre mes rêves pour des réalités, à plus d’un titre (de champion de France) !



               Alexis a fait son choix... en faveur des indoors, mais à Tampa (Floride) !

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Publié dans Free Zone

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