Pékin, Pék’deux…
…Et Pék’trois ! Encore un jeu de mot incompréhensible… Un jeu de mot qui virevolte, qui tourne, qui flotte, et qui semble ne jamais vouloir se poser. Pékin ? En 2008 ? N’est-ce pas bientôt les Jeux Olympiques ?
Ne vous affolez pas ! Le roller de vitesse n’est pas au programme : au moins comme ça, vous aurez une bonne excuse pour boycotter l’événement… Là où d’autres évoquent les Droits de l’Homme (http://www.rsf.org/rubrique.php3?id_rubrique=171 ), les tenants et les mordants de l’olympisme ainsi que les athlètes sélectionnés commencent à préparer leurs bagages pour la capitale chinoise. Avec ce gage que pour un mois, une trêve sera respectée au pays du Grand timonier. La seule chose qui risque donc de tomber en août prochain, ce sont les records, et pas les têtes.
Notre avantage, à nous, patineurs de vitesse, c’est que nous pouvons facilement prendre position par rapport à cet événement. Frustrés que nous sommes de ne pas voir notre sport reconnu à sa juste valeur, nous n’allons, bien évidemment, pas allumer nos télés de toute l’Olympiade. N’y voyez là aucun geste partisan, au pire un manque de temps (en août et en septembre, il y aura des championnats du monde à préparer et/ou des marathons à courir). Il ne s’agit pas non plus d’une forme de fainéantise de ne pas agir, ou encore d’un sursaut citoyen de trop en faire : ce n’est pas parce que l’organisation est critiquée sur l’environnement ou la façon d’exproprier les gens que les J.O. seront moins beaux ! Mais bon, voilà, sans le roller au programme…
A quelques jours du grand barnum, tout est en place ! Les grandes marques ont collé leurs affiches et font rayonner leurs spots, les stades brillent presque autant que les muscles galbés des sportifs. A quelques jours du grand barnum, tout est en place, ou déplacé : quelques mingongs embauchés pour l’occasion pour quelques baguettes, cette faculté de critiquer des « bien-pensants ». Et sans le roller au programme. Surtout sans le roller au programme…
Alors que la fête commence. Comme on dit : « ça tourne ! » (sans Spielberg). Pék’trois, Pék’deux, Pékin, vive les J.O. !