100km au bout du sprint : Julien décroche le bronze à New York

Publié le par Vincent Esnault

Il est allé la chercher au bout du sprint, cette médaille de bronze des 100km de New York ! Julien Levrard démontre, en trois clichés et une vidéo, qu’il faut toujours tout donner, même après plus de trois heures de course…

 

 

 

He took it after an awesome sprint, this bronze medal of the 100km of New York ! Julien Levrard prooved it’s necessary to give it all, even after three hours of race...

 eabZ92rLf23X9pDiYC1HMPPBinSLQtFt0300.jpg

Julien tout à droite, pour l'instant quatrième...




JDySN5B-9Pb77BCkiUN1Oa93dUd-qEla0300.jpg

Au coude à coude avec Rivera...




FUThck6davfUeLW111yeV1vRFFHLfVrH0300.jpg

Et finalement troisième au lancé de patin !



Lien vers la vidéo :

http://fr.youtube.com/watch?v=rcn8yj9E99w&eurl=http%3A%2F%2Fwww%2Espeedskateworld%2Ecom%2F

 

Son récit :

 

        Nous étions partis pour garder le titre et faire tout notre possible pour que ce soit notre capitaine de route Philippe Boulard qui le ramène. Sachant que ce serait l'une de ses dernières courses, Philippe avait vraiment à cœur de remporter ce marathon. Pour cela il avait mis toutes les chances de son côté en s'entraînant très dur ces derniers temps.

 

Des le départ, le rythme de la course était saccadé et seule la petite bosse se faisait à vive allure. A l'usure, le peloton s'est écrémé et on s'est vite retrouvé à une quinzaine de coureurs à l'avant de la course. Parmi ces coureurs, un Colombien, David Sarmiento, nous a paru très fort et là, on s'est dit que la victoire allait être dure à décrocher (il ne fallait surtout pas arriver avec lui au sprint).

Voyant cela dès le début, et contenu de mon état de forme qui était au départ très moyen, j'ai décidé de tout tenter pour le faire travailler au maximum et qu'il se retrouve piégé à l'arrière de la course. Mais il ne s’est pas laissé faire et la probabilité que la victoire nous revienne s'amenuisait au fur et à mesure.

Nous nous sommes retrouvés tous les deux aux avants postes avec Philippe dans les deux derniers tours. Je lui ai alors suggéré : « à partir du moment où tu te retrouves avec quelqu'un, tu te relèves ». En effet, Philippe n'est pas un grand sprinter et si l'on voulait la victoire, il fallait qu'il se retrouve seul à l'avant.

A l'approche du dernier tour, Philippe m’a dit : « dans la dernière bosse, je tente le tout pour le tout ! » C'est ce qu’il fit sans se retourner une seule fois et il prit une trentaine de mètres d'avance sur notre petit groupe. Seul le Colombien David Sarmiento semblait capable de roule, mais étant dans sa roue, il a été  déstabilisé et il a lâché prise sur le plat qui suivait la bosse. Là, j’ai tout de suite pensé : « ça y est, elle est pour nous ! »

Il fallait maintenant pour ma part  préparer mon sprint… Je me suis donc calé dans la roue du Colombien Julian Rivera et lorsqu'il lança le sien, j'étais bien dans l’aspiration… Jusqu'au moment ou l'on a commencé à doubler son compatriote Julian Rivera et là, ce dernier m’a bousculé et j'ai perdu un peu de vitesse. Du coup, je me suis retrouvé quatrième. Je me suis battu jusqu'a la ligne et je suis parvenu à repasser Rivera en me frayant un passage entre les vélos qui se baladaient sur la dernière ligne droite !

 

Publicité

Publié dans Reportages

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article