On vous dit pourquoi
Aujourd’hui, pourquoi le Grand Fond est programmé dès le mois de mars
C’est une particularité de notre sport, l’un des rendez-vous les plus importants de l’année, à savoir le championnat de France de Grand Fond, est pratiquement l’événement qui amorce la saison. Dans des sports de fond similaires, comme par exemple l’athlétisme ou encore le cyclisme sur route, les championnats de France sont programmés en été, après que les athlètes aient eu le temps de peaufiner leur préparation et de monter en puissance. Pour ce qui est du roller skating de vitesse, c’est donc complètement différent : le calendrier s’ouvre tous les ans sur une course aux maillots tricolores !
La raison de cette particularité est à la fois simple et complexe…
Simple dans le sens où le roller est un sport qui se pratique aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. Or si l’on veut promouvoir le roller toutes les saisons, ils faut bien que les patineurs roulent en extérieur, sur les routes de campagne et autres nationales : ils se transforment ainsi en de véritables VRP ambulants que les cyclistes, les piétons et les automobilistes admirent et encouragent à corps et à cri, comme il se doit. Pour être opérationnels fin mars, les patineurs qui préparent le Grand Fond doivent en effet enquiller les kilomètres tout l’hiver durant, au mépris du froid, du vent, de la pluie et même parfois de la neige (si, si !). Ils deviennent aux yeux des badauds et des sportifs du dimanche les nouveaux « forçats » du bitume, ceux qui sortent de l’ordinaire, les nouveaux héros et – j’en rajoute un peu, vous m’excuserez… - des sportifs à part entière, qui n’écoutent que leur courage et leur ambition au mépris de l’hiver !
Mais la raison est aussi assez complexe finalement. En effet, imaginez un championnat de France de Grand Fond fin juin ou début juillet, comme cela se fait en athlétisme ou en vélo : le peloton serait sans doute fort dégarni… En effet, nombre de patineurs sont encore lycéens ou étudiants. Et même, beaucoup travaillent. Enfin bref, le début de l’été coïncide aussi avec les examens ou les départs en vacance. Autant dire que placer le Grand Fond fin juin ou début juillet serait comme envoyer un message dissonant aux athlètes ! Et ça, les instances l’ont bien compris. Et dans la perspective de réunir tout le monde autour de l’événement et d’alléger les programmes de nos sportifs, les organisateurs ont préféré miser sur fin mars. Bien leur en a pris donc !
Le seul souci, c’est que sur les photos de l’épreuve, bien peu de patineurs arborent un bronzage estival : il s’agit juste là d’un détail esthétique, alors ce n’est pas la peine d’argumenter plus…
Le point positif en revanche, c’est que pour le Levallois Sporting Club, cette épreuve a toujours été synonyme de podiums depuis quelques années : entre Alexis Contin, Mikaël Lannezval, Julien Levrard et Philippe Boulard, les médailles ont abondé, et c’est tant mieux ! Cette année encore, rappelons-le, Julien s’est classé deuxième et Philippe troisième. La preuve que le Grand Fond est placé à la bonne date dans le calendrier !
