Benoît Gamba : « un Lugdunum Contest sans nouveautés n’est pas un vrai Lugdunum Contest »

Publié le par Vincent Esnault

Le nom de Benoît Gamba n’est plus inconnu de personne. Que vous soyez coureur en Open ou en Marathon, vous l’associez forcément à un, voire même plusieurs faits. Car Benoît Gamba, c’est à la fois un compétiteur sur les FIC, un organisateur d’étape (celle de Lyon), un coéquipier, et notamment de son frère Jean-Baptiste, mais aussi un speed-slalomer et un descendeur – du moins jusqu’en 2006 en compétition. Rien que ça ? C’est déjà pas mal ! Benoît a par exemple remporté la compétition de speed slalom de Bercy en 1998 et le titre de champion d’Europe de cette discipline en 2001 à Lausanne. Il a commencé la descente en 1999, dans le sillage des « maîtres » de la discipline, les frères Lenoir : grâce à un entraînement acharné avec toute une équipe de lyonnais, il a remporté 17 victoires en descente entre 2003 et 2006 sur le circuit mondial, ainsi que les coupes du monde de descente 2003, 2004 et 2005 ! A la recherche de nouveaux objectifs, Benoît se tourne alors vers la vitesse avec son frère : il courre désormais dans la catégorie Nationale après seulement deux ans de préparation… La suite de son histoire ? C’est lui qui nous en parle !

 

 

Bonjour Benoît. Tu es deuxième du provisoire de la FIC chez les Nationaux : c’est une bonne nouvelle !

 

Plutôt ! Surtout quand je regarde le chemin parcouru depuis mes débuts dans le monde de la vitesse ! Il y a encore deux ans, je roulais en Open avec des patins « vitness » 5 roues et je regardais les marathoniens en me demandant comment on pouvait rouler si vite en roller… Maintenant je roule dans cette catégorie : ça fait plaisir de voir que tous les entraînements et les sacrifices paient ! En 2008, pour préparer au mieux cette deuxième saison en National, nous avons mi les bouchées doubles dès cet hiver, avec notamment de grosses sorties vélo. Nous avons également un entraîneur qui structure la préparation physique. Nous avons également suivi deux stages techniques plus qu’enrichissant avec Arnaud Gicquel. C’est sans doute un lien de cause à effet, mais en plus des trois entraînements par semaine, je vais tous les jours en vélo ou en roller au boulot !

 

 

Qu’est-ce qui te fait le plus plaisir : ta victoire de Dijon ou ton début de saison où tu suivais les Élites ?

 

La victoire bien sûr ! Cela permet de passer un cap important : maintenant que j’ai gagné une FIC, je sais que je peux le refaire… Une chose est sûre : pouvoir accrocher la roue des Elites m’a fait progresser à une vitesse folle ! Je reste toutefois convaincu que pour plus de « baston » et rendre à la catégorie nationale toute sa valeur, notre départ devrait être décalé d’une minute après celui des Elites !

 

 

Maintenant qu’on se dirige vers la deuxième partie de la saison, quelle tactique vas-tu adopter ?

 

Je vais essayer de ne pas trop me poser de question et de prendre les étapes une par une, à fond… J’aime bien ce scénario pour une fin de saison : il reste encore quatre courses et tout peut encore se jouer. Surtout avec des coureurs comme Cyril Laurent et Gaël Jacob, d’EO-Anaeli : c’est du costaud et de l’expérience ! Si je pouvais choisir une victoire sur une des quatre dernières étapes, je choisirais la Trans’roller ! Cette course, avec ce parcours de grimpeur, me trotte dans la tête toute l’année. J’adore ! Pour la victoire chez moi à Lyon, avec la fatigue de l’organisation, je n’y pense même pas, ou très tard dans la nuit !

 

 

Quelle est la part de la présence de ton frère dans ton team et à tes côtés ?

 Indispensable et surtout géniale ! Ca fait maintenant des années qu’on roule ensemble, que ce soit pour le slalom, la descente et maintenant la vitesse. Ce n’est pas forcement définissable, mais je pense qu’on a chacun besoin l’un de l’autre pour aller de l’avant. On s’entraînne ensemble, on se déplace ensemble, on fait le Contest ensemble (c’est lui qui réalise toute la partie graphisme de l’association : site Internet, affiches, dossier, etc.), on roule maintenant pour X-Tech ensemble et on gagne parfois ensemble (doublé à la course de côte de Motz cette année). En 2006, quand il a gagné le classement FIC Open, j’ai pris un pied pas possible à faire le co-équipier pour lui : j’allais chercher les échappées, je faisais le travail et le tempo devant… Maintenant, lors des marathons, ce n’est hélas plus possible de « faire la course ». C’est surtout à qui restera le plus longtemps d’entre les Nationaux dans les roues des Elites… A ce petit jeu, il a un peu plus de mal cette année. Ca me fait à chaque fois un peu mal au cœur quand il se fait décrocher, mais il n’y’a pas de raison, ça va revenir !

 

 

Votre deuxième casquette à tous les deux, c’est aussi d’organiser une étape de la FIC !

Exactement. Et ça dure depuis cinq ans pour le Lugdunum Contest ! C’est tout simplement un deuxième temps plein : on y passe toutes nos soirées et tous nos jours de repos, mais quel plaisir le jour de l’événement ! Nous avons la chance d’être entouré par une équipe de « Génération Roller » soudée, ultra motivée et qui a le grand mérite de répondre toujours présent pour nos « idées farfelues ». Il aurait fallu voir la tête de nos sept compagnons quand nous avons annoncé vouloir faire une FIC sur la Place Bellecour !!! J’en profite également pour remercier tous les bénévoles qui répondent chaque année présent pour staffer l’événement et nous aider dans l’organisation !

 

 

Que peut-on souhaiter au Lugdunum Roller Contest pour l’édition 2008 ?

Une aussi belle réussite qu’en 2007, avec la même météo ensoleillée ! Plus sérieusement, à l’écho des participants de l’année dernière et des nombreux messages de félicitations reçus, nous espérons faire encore mieux cette année question nombre de participants ! 700, 800… ou plus ? En tout cas, nous avons d’ores et déjà commandé 1000 tee-shirts. En ce qui concerne la FIC, le programme, le parcours et le village animation Place Bellecour, restent identiques à 2007. Comme j’aime à le dire, un Lugdunum Contest sans nouveautés n’est pas un vrai Lugdunum Contest. Nous avons donc rajouté cette année une épreuve le samedi pour les grimpeurs, avec la « course de côte roller » (sur le parcours de 1700m de la Coupe du Monde de descente). Et le dimanche, le slalom fera son retour à Lyon ! Concernant les éditions futures, nous avons encore quelques idées sympas et ambitieuses en tête, mais leur réalisation dépendra avant tout des budgets que nous serons capables de trouver… Évidemment, en tant que coureur, rouler un jour en WIC à domicile serait par exemple une très belle cerise sur le gâteau…

 

 

                                    On vous rassure : Benoît met un autre casque pour les marathons !


Voici quelque adresse de site Internet concernant l’étape du Lugdunum Contest :

Toutes les infos de LUGDUNUM CONTEST : www.lugdunumcontest.com

Et de l’association Générations Roller : www.generationsroller.fr

Pour suivre ma saison, j’ai un site perso : www.benoit-gamba.com

Publié dans Interviews

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article